LE COMTE DE BOURGOGNE
180
fidèles à la foi catholique, viennent chercher dans laFranche-Comté un asile généreux. Don Juan , petit-fdsde Nicolas, mort en 1702 à l’âge de 84 ans, a joué parminous et dans plusieurs autres contrées de l’Europe , unrôle assez tristement célèbre.
NOTES.
(') Deux ans auparavant, il assiste comme témoin à un acte(le partage entre le comte Otton, fils de Frédéric-Barberousse etle prieur de Chaux. {Notice sur Clerval, par C. D. p. 20.)
( 2 ) Mémoire de M. Edouard Clerc dans le Recueil de l’aca-démie de Besançon du mois de janvier 1839, p. 67. seqq.
( 3 ) Des premiers ils tenaient Usie en 1460, et des secondsun fief au village d’Alanjoie, qui ne ne fut amorti qu’en 1649.Jean-Thiébaud d’Asuel possédait Rougemont en 1456, sous lamouvance de Thiébaud IX de Neufchâtcl. ( Archives de Mont-béliard , Matières féodales ; Cartiil. de Neuchâtel.)
( 4 ) Archives de Montbéliard aux matières féodales.
(°) Mémoires sur Poligny, par Chevalier . II, 608. A cetteépoque de 1266 et beaucoup plus tard encore, Jougne et ses dé-pendances , c’est-à-dire, les Hôpitaux , Metabief et les Longe-villes, ne faisaient point partie du comté de Bourgogne, maisrelevaient immédiatement de l’empire comme la baronnie de laSarraz cjui l’avoisine. Plusieurs documents constatent ce fait,que justifie surabondamment une bulle du pape Nicolas IV du16 des calendes d’octobre 1290, portant en termes précis : « sub« cujus imperii ditione dictum castrum (Joniæ) consistit. » .l’a-joute que les églises situées dans la seigneurie de Jougne n’ontcessé d’appartenir au diocèse de Lausanne que depuis le con-cordat de 1801. Ce fut en 1390 que les comtes de Bourgogne éle-vèrent pour la première fois des prétentions à cette souveraineté,qu’ils ne soutinrent que faiblement ; mais elles furent renouve-lées avec vigueur à partir de 1419, et le débat porté au parlement