Band 
Tome premier.
Seite
184
JPEG-Download
 

184 LE COMTÉ DE BOURGOGNE

latin de Bourgogne, 1288, et de Mahaut d’Artois , sa veuve,conjointement avec Jeanne , reine de France , leur fille ;1327 ( 7 ).

Le Val de Vennes , autre propriété du même monas-tère fut donné en fief aux sires de Belvoir à une époqueincertaine, puis à Jean de Châlon au mois de mai 1258.Cinq ans après ce prince en investit son cousin Atney deMontfaucon ( 3 ), dont les descendants l’ont possédé jus-qu’en 1325, qu’il passa par un mariage dans la mai-son des comtes de Neuchâtel. — Le prieuré de Laval ,autre dépendance d’Agaune , avait été donné à l’église deMonlbenoit par une charte de 1184

De son côté, Frédéric, évêque de Genève , qui possé-dait un aleu dans le village de Bulle ( in villa nomine Tau -riacoJ en avait gratifié le couvent de Bomainmoutier versl’an 1073 ( 10 ). Déjà avant cette date, des colons guidéspar ses religieux avaient franchi les cimes du Jura , etcoupant quelques-unes de ses noires forêts, défrichantses lieux stériles, élevant des constructions, s’étaient ap-proprié de vastes terrains conquis par leur industrie surles bêtes sauvages. En cela ils ne faisaient qu’user dudroit de premier occupant, selon la coutume de la con-trée ( 11 ). C’est à eux que sont dus les premiers habergagesde Vaux et Chantegrue, les cultures et l’ermitage sur lemont des Fours, qui n’était qu’une affreuse solitude, etla création d’un chemin passant à travers les montagnespar la vallée de Vaux et le Laveron. Humbert IH, sire deSalins, après quelques contestations, approuva leur jouis-sance en 1126 ( 12 ) et le comte Jean VAntique leur per-mit en 1255 de recevoir dans ces terres autant de colonsqu’il leur en viendra, les déclarant à l’avance libres detoutes charges et prestations à son profit f 1 ' 3 ).