ET l’iIELVÉTIE , DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 221la cour des rois de France et d’Angleterre , il tomba ma-lade à l’abbaye de Bellevaux où il mourut, âgé de^72 ans,dans les sentiments de la plus vive piété. Ses obsèques fu-rent célébrées par l’archevêque Eberard de Besançon , enprésence d’un clergé nombreux et d’un concours immensede fidèles.
Attaqué d’une longue et grave maladie, Aymon-le-Pa-cifique, comte de Savoie , se fit transporter « de son chas-» tel de Chambéry en grande humilité et dévotion au» benoit corps saint monseigneur St Claude , dans le mo-» nastère de ce nom ( 45 ). » Après de ferventes prières surle tombeau du bienheureux , il lui voua un cierge qui de-vait ardre jour et nuit, et tout plein d’espoir et de con-fiance, il reprit le chemin de sa capitale. Par malheur lesoulagement qu’il obtint de ce pèlerinage fut de courtedurée ( 4,: ), et dès l’année suivante (1343) Aymon expi-rait au milieu des larmes de son peuple. En mourant, ilrecommanda sa famille à la sollicitude du duc de Bour-gogne et aux soins pieux de Jean II , comte A’Auxerre, dela maison de Châlon ( 47 ). En 1251, l’un de ses prédéces-seurs , Pierre de Savoie avait reçu, dans l’église A’A garnie,des mains de l’abbé Rodolphe , l’anneau de St Maurice, enprésence de Henri , évêque de Sion , de Jean , évêque deLausanne , de Hugues, abbé de St Oyen de Joux et de plu-sieurs chevaliers et autres nobles ( 43 ).
L’abbaye AuMiroir, qui avait reçu les restes de Scolasti-que de Champagne , femme de Guillaume, comte de Vienneet de Mâcon , morte en 1208, servait aussi de sépulture auxseigneurs de Coligny et A’Andelot. En 1435 on fit dans sonéglise les funérailles du sire Jacquemart de Coligny , aux-quelles assistèrent Louis de Châlon, prince A'Orange, Guil-laume d’Arguel, son fils, Jean, comte de Fribourg-Neuchâtel,