ET l’hELVETIE, DÈS LE XI 6 AU XVII e SIECLE 235
breuse cle la Haute-Bourgogne et de l’ÏIelvétie occiden-tale a rarement failli à ces occasions offertes à son cou-rage par ses puissants suzerains. Au tournoi de Cham-béry , le 1 er jour de mai 1346, le comte Amèdce VI, en-core adolescent, se fit remarquer par son ardeur pré-coce; il avait parmi ses tenants le sire de la Baume-Montrevel. Le premier prixcle la joute fut donné à Pierre,comte d’Arberg , le second échut à Thiébaud de Neufchâ-tel. Ces salaires d’honneur consistaient en de gros an-neaux d’or( 9 ). En 1376, le tournoi de Bàle auquel pré-sidait Léopold, duc d’ Autriche , se termina d’une manièrefatale. Plusieurs bourgeois, spectateurs paisibles deces jeux guerriers, avaient été blessés par les chevauxou par des éclats de lances, leurs femmes et filles offen-sées par d’indécentes provocations. Leur colère s’en-flamma, et courant aux armes, ils fondirent sur ces sei-gneurs imprudents, en tuèrent quelques-uns et firent lesautres prisonniers. Un Montfaucon-Montbéliard et le comtede Fribourg, époux de Varenne de Neuchâtel , n’échap-pèrent qu’avec peine à la vengeance populaire ( 10 ).
Au moment de son expédition pour le Valais (1384),le Comte rouge ( H ), après avoir été fait chevalier par Mes-sire Guillaume de Grandson, conféra celte dignité aumême damoiseau de Montbéliard qui était venu se joindreà lui à la tête de ses hommes d’armes d’Echallans etOrbe ( 12 ). L’avoycr de Bubenberg et d’autres guerriers ber-nois tels que les Diesbaeh, IVabern, Bingoltingen, Schar-nachthal et Jean de llalwyl reçurent la chevalerie desmains de Philippe-le-bon ou du duc Charles, son fils. A côtéd’eux on voyait encore brillera la cour de ces princes etdans leurs tournois les comtes de Gruyères et de Werden-berg, les Gingins ( 15 ) les Bomlciien, les ïlohensax, etc.