ct l’iielvétie, dès LE XI e AU XVII e siècle. 2^7de pierres, si même ils ne les jetaient pas en prison ( 2 ),réservant leur bienveillance et l'hospitalité la plus cordialeà ceux qui franchissaient les monts pour fuir une patriedevenue infidèle aux dogmes séculaires de l’église. Ainsiles Clarisses du couvent d’Orbe furent reçues à Nozeroyavec un saint empressement ; plusieurs des religieux deRomainmoutier, dont le dernier prieur, Théodule deRidda, était mort le 5 janvier 1537 ( 3 ), vinrent s’éta-blir, les uns au prieuré de St Point, les autres dans lespossessions de leur monastère à Vaux et à Chantegrue.Des moines de l’abbaye du Lac-de-Joux trouvèrent unasile dans celle de Corneux qui était de leur ordre ; lecuré du Locle , d’autres prêtres et des familles entières,neuchâteloises et vaudoises, se retirèrent à Morteau ( 4 ),à Rochejean ( B ), et dans d’autres lieux du voisinage ( 6 ).Michel de Viry, père du prieur de Morteau , et sa femmeApolline de Vergy, apportèrent des reliques qu’ils étaientparvenus à soustraire aux profanations ( 7 ), comme l’avaientdéjà fait les paroissiens du Villers, en échangeant deuxde leurs meilleurs bœufs contre les images et les orne-ments du temple des Brenets ( 8 ). Le baron de laSarraz,Michel Mangerot, choisit Lons-le-Saunier pour le lieu desa retraite ( 9 ), et parmi les Genevois contraires aux chan-gements introduits dans leur cité qui l’abandonnèrent sansretour à l’exemple de l’évêque Pierre de la Baume , et duprévôt du chapitre, Guillaume de Grammonl ( 10 ), celuidont la famille était la plus illustre, puisqu’il descendaitdes anciens comtes de Genève ( H ), Prosper, seigneur deLullin, trouva un refuge à la cour de Chcirles-Quint, quil’admit au nombre de ses gentilshommes et lui assura unepension viagère ( 12 ). Un autre Genevois, EuslacheChapuis ,docteur en droit et official de la cour épiscopale, sut aussi
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