262 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
Morée. Elle expira en 1290, après huit ans de veuvage.
8. Renaud de Bourgogne, frère germain des deux pré •cédentes, et mari de Guillauwiette de Neuchàtel-outre-Joux. (Voyez ci-après).
9. Hugues de Bourgogne , autre frère germain des pré-cédents. II était seigneur de Montboson et de Montjustin,et prit alliance, en août 1287, avec Bonne, Tune desfilles d ’Amédêe V, dit le Grand, comte de Savoie. De-meuré sans rejeton, Hugues institua pour son héritièrela duchesse de Bourgogne , sa petite-nièce ( 9 ), et mourutdans un âge avancé, entre le 8 septembre et le 18 oc-tobre 1331, presqu’au moment où il venait de recouvrerla liberté qu’il avait perdue dans une querelle à mainarmée avec son neveu, le marquis de Bade.
10. Marie, la plus jeune des filles du duc Philippe-le-Hardy, femme d ’Amédêe VIII , premier duc de Sa-voie, qui fut élu pape au concile de Bâle sous le nom deFélix V . Ce mariage, déjà conclu en 1393, ne fut célé-bré qu’en 1101, à Bicêtre près de Paris ; l’archcvêquède Besançon donna la bénédiction nuptiale aux deuxépoux. Marie finit ses jours en 1128.
Dans la famille de Jean de Chcilon, comte de Bourgo-gne, les mariages formés au-delà du Jura ne sont pasmoins nombreux. L’un de ses fils, Pierre, seigneur deBonnerive, surnommé le Bouvier, s’allie en 1258 à Béa-trice la jeune, dite Comtesson, fille d ’Amédée IV , comtede Savoie; mais il descend au tombeau sans laisser delignée, et sa veuve fait de secondes noces avec Don Ma-nuel de Castille, prince d ’Escalona. Agnès, sœur consaiirguine de Pierre, épouse Amé II, comte de Genève, morten 1308, et lui survit quarante-deux ans. Jean de Châ-