266 LE COÛTÉ DE BOURGOGNE
de Guillaumette, transmit ce comté à Henri, seigneur deMont,faucon (f 6 ), son époux. Leurs fdles, Jeanne ai Louise,furent accordées, l’une à Hugues de Marnay, de la maisonde Joinville, seigneur de Gex (1339), et l’autre à Jean,fils de Louis, sire de Cossonay (1343) et neveu d ’Amey,évêque de Lausanne . Déjà en 1230, Jean de Châlon,l’Antique, parlant d’Humbert de Cossonay, le qualifie dequondam maritus nepotis meœ. Jusqu’ici le nom de cettenièce a échappé à toutes les recherches ; mais l’absencede ce renseignement ne détruit pas la certitude même dufait.—On a déjà dit que la dernière héritière de cettenoble maison, Jeanne, dame de Cossonay, avait donné samain à Jean de Rougemont, et qu’il lui succéda dans tousses biens.
Amey ou Amédée de il lontfaucon, frère puîné de Thier-ry III ( 27 ), maria en 1271 Agnès, l’une de ses filles ( 28 ),à Aimon III, comte de Genève. De cette alliance, rompuesept ans après par la mort d’Agnès, naquirent Jeanne etAgathe : celle-là femme en 1286 de Philippe de Vienne,seigneur de Pagny ( 29 ), celle-ci unie à Jean de Vienne ,seigneur de Mirebel. Une autre Jeanne, arrière-petite-fille d’Amédée, par Jean de Mont faucon II et Agnès deDur ne, ses père et mère, fut accordée en 1323 à Louis,fils de Rollin, comte de Neuchâtel , et vers la même épo-que, Gérard de Mont faucon, l’un des oncles de Jeanne,épousait Jaquette, dame de Grandson, qui lui survécut.
Quant à Agnès de Durne, remariée à Guillaume deVergy, sire de Mirebel et gouverneur du Dauphiné, elleen eut deux filles, Jeanne, épouse d ’Aymon de Genève,seigneur d ’Anthon ( o0 ), et Marguerite qui porta la terrede Durne à Jacques, baron de Grandson, son mari. Louis