270 LE COMTÉ DE liOURGOGiNE
de Savoie, nièce de Louis, prince de la Morée, mais par des motifs
inconnus, leur union ne fut point consommée.
( 1G ) Ils étaient fils de Jean III ou IV, comte d'Arberg et seigneurde Valangin , et de Louise, dame de Vautnarcus et de Travers, néede Jean le bâtard de Neuchâtel. Jean III mourut nonogénaire en1497, après avoir gouverné ses terres soixante et dix ans. (His-toire de Neuchâtel par M. de Chambrier, p. 233).
( 17 ) Le contrat de mariage de Louis et d'Eléonore, fut passé àGenève , au couvent des frères prêcheurs, le 21 mars 1445. V. S.Le pape Félix et Louis, duc de Savoie , son fils, étaient les man-dataires du comte A'Armagnac, père de l’épouse. Celle-ci testaet mourut en 1456.
( 18 ) Les mariages entre les maisons de Vienne et de Grandsonont été très-fréquents. Le dernier fut celui de Philippe de Vienneavec Henriette, la fille unique de l’infortuné Jean de Grandson,étranglé à Poligny, en 1455, par ordre du duc de Bourgogne .fGuillaume, Histoire des sires de Salins I, 43-45; Dunod, Histoiredu C. de Bourgogne 111, 14).
( 19 ) Embrach et Wulflingen , à deux lieues de distance l’un del’autre, sont situés dans le canton de Zurich . WiUeburge, quidonna au couvent d’Einsiedeln son «prœdium in Raprecklwyler, »parait être issue de Rodolphe le Guelphe, neveu de St Conrad, évê-que de Constance, mort en 974, et d’Ilha de Œningcn. (Neugart,Episcop . Constant, et Codex diplomal.)
( 20 ) Luithon et Cunon, fils de Rodolphe, fondèrent l'abbaye deZwifallen dans la Haule-Souabe. Leur oncle, le chanoine Hunfroi,parvint à l’archevéché de Ravenne en 1047. Il avait donné sondomaine d’Embrach à l’église de Strasbourg .
( 21 ) Il mourut dans le Piémont en 1091, laissant un fils, Pierre,comte de Lutzelbourg et de Falckenstein, qui fit de grandes libé-ralités aux monastères de la Basse-Alsace, où se trouvaient sesprincipales propriétés. Ses contemporains le nomment : Unusex nobilioribus francorum et salicorum proceribus.
( 22 ) Château situé près du vieux Winterlhur. Adalberl estqualifié de Cornes summat discrelionis et prudenliæ nobilissitmts.fDuchene, Historiens de France IY, 554; Doublet, Histoire de StDenis 488.