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Tome premier.
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ET l’iIELVETIE, DÈS LE XI C AU XVII e SIECLE. 277furent accueillies à Montbéliard , que les cultivateurs dece pays, renonçant à leur funeste incurie et à une rou-tine non moins fâcheuse, doivent les progrès remarqua-bles qu’ils ont fait dès-lors dans l’exercice du premier desarts. — Déjà au quinzième siècle, l’orfèvrerie de Genève était en grande réputation, et l’on trouve qu’en 17l5o laduchesse de Bourgogne , allant en pèlerinage à St Claude ,passa par Salins dont le Magistrat lui fit hommage dedouze tasses d’argent et d’une coupe en vermeil. Ce joyalhonorable sortait des ateliers genevois ( 18 ). Les foires dePontarlier , fameuses dans le siècle suivant, attiraient unnombreux concours de trafiquants, venus la plupart dupays romand. Les banquiers ou changeurs de Genève ytenaient la première place et faisaient d’importantes af-faires ( 19 ).

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Plus de cent-cinquante localités de la Haute-Bourgo-gne ont leurs homonymes dans les cantons de Vaud et deNeuchâtel et dans la partie romande du canton de Fri-bourg . Cent-cinquaute autres présentent dans la compo-sition de leurs noms des syllabes initiales ou finales d’uneressemblance frappante. A ce dernier égard je réfuteraismal ce que l’on serait tenté d’alléguer contre mes induc-tions; quant à l’autre, je vais soumettre ma conjectureaux lecteurs.

Des dénominations toutes semblables et si multipliéesne sauraient être le seul effet du hasard, ni celui de quel-ques causes physiques analogues ( 20 ) ; c’est à l’identitéd’origine et de langage qu’elles sont dues, autant qu’auxrapports constants des populations, pour qui le Jura etses hautes cimes, ses forêts épaisses et ses vallées pro-fondes n’étaient point une barrière, et devenaient, comme