ET l’iIELVÉTIE, DÈS EE Xl° AU XVII e SIECLE. 287d’hui, la commune des Fours (de Gilmort) tient l’unedes premières places parmi celles de l’arrondissement dePonlarlier. Les habergages aux Verrières-de-Joux, à-peu-près contemporains des précédents, leur étaient sembla-bles quant à la liberté des personnes et des terres. Lesprivilèges qui accompagnaient la concession originairedue à Pierre de Billens , tuteur de Jeanne de Joux, furentconfirmés en 1396 par celte dame ( 29 ).
Dans l’Helvétie intérieure, la maison des comtes deLentzbourg, déjà célèbre au dixième siècle, a fait opérerles plus vastes exploitations. Des châteaux et des ab-bayes, plusieurs lieux tant des vallées d’Unterwald et deSchwilz, que de l’Argovie et des bords du lac de Zug , luidoivent leur origine, leur développement et leur aisan-ce ( r>0 ). Un peu plus lard, les comtes de Gruyères intro-duisirent de nombreux colons dans les vallées alpestressoumises à leur gouvernement patriarcal. Guillaume,l’un d’eux, fonda le prieuré de St Nicolas de Rougemont,vers 1080, et parvint, à l’aide des religieux qu’il y avaitplacés et des hommes de peine venus à leur suite, à con-vertir en terrain fertile la plus aride solitude ( 3i ). Ce fu-rent les moines de Hautcrêt qui plantèrent les premièresvignes du Désalay, côte alors couverte de bois, dont ilsavaient obtenu la propriété en 11 h 1 ( 52 ). Germain , élèvede Luxeuil , se retira vers 640 dans les déserts profondsde Mouliers-Grandçal , au diocèse de Bâle. Devenu le su-périeur du monastère qu’il y avait élevé, il fit travaillerceux qui l’habitaient à des défrichements et attira dans sonvoisinage une population pastorale (° 5 ). A la même épo-que, Imier et ses disciples fécondaient la vallée sauvageà laquelle il a laissé son nom ( 34 ). Enfin la Montagne-des-Bois, située aussi dans le diocèse de Bâle, était couverte