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Tome premier.
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M. I) 1VEK.N01S.

De les troubler aura-l-on le courage?

Ils sont tous deux au printemps de leur âge :

Elle sourit ; Alexis prend sa main :

Dircé rougit: qu’ont-ils tant à se dire?

Alexis parle, il s’agite, il soupire,

Et de Dircé fait palpiter le sein :

Pauvres amants ! votre sort m’intéresse :

Vous croyant seuls, vous parliez de tendresse.

Loin d’un Argus, ou bien d’une maman ,Débarrassés de la foule importune,

Vous commenciez quelque joli romanQue vous pourrez finir au clair de lune :

Ainsi soit-il ! Mais un fâcheux brelanVa vous tirer de votre rêverie.

Voyez-vous pas les regards inquietsDe notre hôtesse? . . . Ecoutez-la qui crie:

« Messieurs ; Messieurs, tous les enjeux sont faits »a On vous attend ; commencez la partie. »

Dans le sallon tout se trouble et s’émeut:

On se coudoie, on trouve enfin sa place :

L’un est content, l’autre fait la grimace;

Mais dans ce monde a-t-on tout ce qu’on veut?

Quand la discorde et le dieu de la guerreOnt frappé l’air de redoutables cris,

A ce signal que déteste une mère,

On voit partir grenadiers et conscrits ,

L’un, plein d’ardeur , volant à la victoire,

L’autre enchaîné, peu curieux de gloire.

Tout marche enfin : déjà chaque soldat

Est à son poste ; on se range , on combat.

Ainsi, placés trois-à-trois , quatre-à-quatre ,

L’un contre l’autre, on va nous voir combattre,