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Tome premier.
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M. DIVEHN01S.

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On a beau dire : « Ils vivaient en famille» Dans l’union et la simplicité. »

Oui, mais leurs mœurs étaient un peu sauvages.Ils ignoraient les arts, les beaux usagesEt les douceurs de la société.

Leur bonhomie était rude et grossière,

Enfin leurs goûts n’étaient point délicats :

Grands et petits passaient leur vie entièreAu cabaret, dans de bruyants repas :

Là, des discours quelle était la matière?

L’abri, la vente , ou quelques vieux débatsQu’on terminait à grands coups d’échalas.

Us végétaient dans de tristes chaumières.

Ce bon vieux temps ne vous conviendrait guéres ;Oh, mes amis, ne le regrettons pas.

Vous me direz : « Les femmes étaient sages ;

« La paix toujours habitait les ménages ...»Toujours? Non pas! Chez nos pauvres aïeux,

A Neuchâtel , dans ces siècles heureux,

On vit jadis une méchante femme.

Vous que l’hymen sous ses lois a rangés,

Et qui brûlez de la plus chaste flamme,Convenez-en, les temps sont bien changés !

Robert était le nom du pauvre diableQui possédait la nouvelle Alecton ;

A ses amis il s’en plaignait, dit-on:

« Oui, disait-il, un soir, étant à table,

» D’un vieux garçon le sort est déplorable ;

» Dans ses vieux jours il se voit isolé ; . . .

» Mais je le trouve au mien fort préférable :

» Chez lui, du moins, il n’est pas contrôlé,

» Grondé, boudé, contredit, désolé . . .