M. DIVEHN01S.
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On a beau dire : « Ils vivaient en famille» Dans l’union et la simplicité. »
Oui, mais leurs mœurs étaient un peu sauvages.Ils ignoraient les arts, les beaux usagesEt les douceurs de la société.
Leur bonhomie était rude et grossière,
Enfin leurs goûts n’étaient point délicats :
Grands et petits passaient leur vie entièreAu cabaret, dans de bruyants repas :
Là, des discours quelle était la matière?
L’abri, la vente , ou quelques vieux débatsQu’on terminait à grands coups d’échalas.
Us végétaient dans de tristes chaumières.
Ce bon vieux temps ne vous conviendrait guéres ;Oh, mes amis, ne le regrettons pas.
Vous me direz : « Les femmes étaient sages ;
« La paix toujours habitait les ménages ...»Toujours? Non pas! Chez nos pauvres aïeux,
A Neuchâtel , dans ces siècles heureux,
On vit jadis une méchante femme.
Vous que l’hymen sous ses lois a rangés,
Et qui brûlez de la plus chaste flamme,Convenez-en, les temps sont bien changés !
Robert était le nom du pauvre diableQui possédait la nouvelle Alecton ;
A ses amis il s’en plaignait, dit-on:
« Oui, disait-il, un soir, étant à table,
» D’un vieux garçon le sort est déplorable ;
» Dans ses vieux jours il se voit isolé ; . . .
» Mais je le trouve au mien fort préférable :
» Chez lui, du moins, il n’est pas contrôlé,
» Grondé, boudé, contredit, désolé . . .