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hors de cet état, ils puissent se prévaloir, par rapport ausouverain, des droits utiles et bénéfices dont jouissentet sont accoutumés de jouir les sujets de l’état résidens ethabitués dans icelui. Et nous lui avons accordé la pré-sente permission et naturalisation gratis et sans financepour le roi. Si donnons en mandement à tous châtelains,maires, justiciers et autres officiers en cette souveraineté,que du contenu ci-dessus, ils fassent, souffrent et laissentjouir et user pleinement et perpétuellement le dit sieurJean-Jacques Rousseau , ses hoirs et successeurs, sanspermettre qu’il lui soit donné aucun trouble ni empêche-ment, car telle est notre intention au nom du roi. En té-moin de quoi nous avons ordonné au soussigné secrétairedu conseil d’état de signer les présentes de son seingordinaire pour l’indisposition de monsieur le chancelier,et à icelle fait apposer le grand sceau de sa majesté usitédans cet état. Donné au château de Neuchâtel le seizièmejour du mois d’avril mille sept cent soixante-trois ( 1 ).
(signé) A. Perrot.
L. S.
II.
LETTRES DE COMMUNIER DE COÜVET ( 2 ).
Nous Jonas-Henri Guyenetet Jean-Frédéric Petitpierre,agissant au nom et en la qualité de modernes gouver-neurs de l’honorable communauté et paroisse de Couvet
(') Original sur parchemin à la bibliothèque de la ville de Neuchâtel .
(’) Original sur parchemin, à la bibliothèque de la ville de Neuchâtel .
Cette lettre expédiée avec un soin particulier est entourée d’un cadreorné de dessins, portant dans le haut un soleil radieux supporté par deuxbranches de laurier, sous lesquelles on lit la devise de Rousseau « vitam