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Je ne m’étendrai pas beaucoup en cet endroit sur ladifficulté que quelques-uns ont mue, savoir : si leroyaume de Bourgogne dépendait de l’empire ou s’iln’en dépendait pas, comme il y en a qui l’ont voulu sou-tenir; je dirai seulement qu’il est hors de doute qu’unepartie de ses rois ont fait hommage à l’empereur; que lesétals qui se sont formés de ses débris s’appellent encoreterres de l’empire, et que l’électeur de Trêves , entre sesautres titres, prend encore celui de chancelier du royaumed’Arles; mais pour demeurer dans la petite Bourgogne ,où le comté de Neuchâtel est situé, le comte Pierre deSavoie ayant subjugué le Pays de Vaud, le Val-d’Aoste et le Valais , en demanda l’investiture, environ l’an 1268,à l’empereur Richard. Il est de même incontestable queles autres comtes et seigneurs de la petite Bourgogne,ont tous reconnu la souveraineté de l’empire , et qu’ilsen ont dépendu jusqu’à ce que les cantons suisses ont euconquis leurs terres et les ont soumises .à leur gouverne-ment, car de tant de comtés et seigneuries il n’y a eu quecelle de Neuchâtel qui ait subsisté dans la petite Bourgo-gne, qu’on appelle autrement Nuchtland.
On peut voir par ce discours que tous les états quisont à l’entour de celui-ci ont relevé de l’empire, et,-parconséquent, que le comte de Neuchâtel eu a aussi dé-pendu , puisqu’il est situé, sans contredit, dans la petiteBourgogne, étant enfermé entre la Franche-Comté , lesSuisses et l’évêché de Bâle .
Mais outre cette preuve générale, j’en ai plusieursautres qui sont particulières à cet effet, tirées des titresque j’ai trouvés dans le trésor des chartres de ce comté,par lesquelles on peut démontrer qu’il était ancienne-ment un fief d’empire. J’en rapporterai ici l’extrait des