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therine fut mariée au comte de Gruyères et Agnès fut re-ligieuse. Bien que je n’aie pas trouvé leur renonciation,il est certain qu’elles n’eurent aucune portion du comté,et que Rodolphe leur père , par son testament, fait le 5mars de l’an 1337, institua Louis son héritier, et donnaà Marguerite tant pour ses biens paternels que maternels5000 fr. avec toute sa vaisselle d’argent.
Louis, dernier comte de la maison de Neuchâtel , suc-céda à son père l’an 1342, et eut trois femmes : Jeannede Montfaucon, Catherine de Neuchâtel et Margueritede Vufflens en Bourgogne . Il eut un fils, nommé Jean, dela première, et deux de la seconde, savoir : Louis et Ro-dolphe ; mais ils moururent tous trois devant leur père.De sorte qu’il ne lui resta que deux filles, Isabelle pro-créée du premier mariage, mariée au comte de Nidau , etVarène, issue du second, laquelle épousa Egon comtede Fribourg, landgrave du Brisgau . Ce Louis leur pèrefit plusieurs testamens en faveur des mâles, par lesquelsil les substituait les uns aux autres, ordonnait que lespuînés feraient hommage à l’aîné par devant tous autresseigneurs, et excluait ses filles de la succession moyen-nant quelque somme d’argent que leurs frères leur de-vait bailler ; mais ses fils étant morts, il fit ses héritièresuniverselles, par son dernier testament du 10 mai de l’an1373, Isabelle et Yarène ses filles, une chacune selon lesus et coutumes de Neuchâtel et de la terre du dit lieu , àcondition qu’Isabelle porterait et serait tenue de porter lescharges de tous les fiefs, tant de sa part que de sa sœur,sans que Yarène dût porter aucune charge vers les au-tres seigneurs, mais seulement vers Isabelle sa sœur. Cequi seconste par une attestation du chapitre de Neuchâtel donnée le 8 janvier 1374, et scellée de son sceau. Ce tes-