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la totalité prétendue par le premier, les seigneurs desaudiences et trois-états , après quelques autres choses in-terjetées et avoir promis et juré de maintenir les liber-tés et franchises , usances et coutumes écrites et nonécrites du pays, jugèrent suivant leur demande qu’il ap-partiendrait à ces deux princes par moitié, à conditionqu’ils s’accorderaient entre eux pour lui donner un seulchef et seigneur, suivant les testamens des anciens comtesde Neuchâtel , ce qu’ils promirent d’effectuer ; mais n’yayant pas satisfait de quelque temps après, et au con-traire , le bruit ayant couru qu’ils voulaient partager lecomté entre eux, les trois-états prirent la résolution des’adresser aux seigneurs de Berne pour leur demanderjustice contre eux , au sujet de ce qu’ils n’effectuaientpas la dite sentence : sur laquelle instance les seigneursde Berne ayant établi une journée au mois de mai 1557,pour ce sujet, qui après avoir été remise jusqu’au 11 dejuillet de la même année, ils terminèrent ce différend etadjugèrent le comté au duc de Longueville, à conditionqu’il donnerait 2000 fr. de rente en terres et seigneu-ries dans le duché de Bourgogne au duc de Nemours , enrécompense de la moitié du comté de Neuchâtel . Tout ceque je viens de dire touchant cette difficulté qui s’agitaitentre les ducs de Longueville et de Nemours , est tirée dumanuel du conseil d’état du 5 mars 1557 et suivans ; caron n’en a point des audiences qui soit ni signé, ni entier.Il est encore à remarquer que l’on ne voit dans tout ceprocédé, que Françoise sœur de Léonor d’Orléans, ma-riée à Louis prince de Condé , ait prétendu aucune partau comté de Neuchâtel , quoique suivant la coutume dupays elle eût pu prétendre autant que les autres. Léonord’Orléans étant mort en 1573, son fils Henri eut le