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Par grand’simplesse et candour mieulx paréeCharme touz cueurs et captifve touz yeulx ;
Sy que dirois ung ange des cieulxQuy délaissant la celeste contréeVient conforter le cueur ès mal-heureux.
Et touz subgectzs semblent oyr la messeEt bénédir en plorant d’allégreceLe Roy des roys, le Signeur des signeursPour ce qu’ils ont roy de telle grandece ,
Et d’ung cueur d’or, le meilleur des meilleurs ,Que les chiérit maulgrey leur petitece !
Puys, en dehors, aultre peuple en arroy,Longues clamours de personnes heureuses :
« Vive le Roy ! vive nostre bon Roy ! »
Brief, choses tant et tant proudigieuses,Qu’impossible est vrayement les desclairerEt si peut-on, se faut les figourer !
Tandis le Comte à ce voir s’esmerveilleEt stoupefaict se quiertsy dort ou veille,
(Or. bien, de vray, dormoit-il bellement).
Luy semble oïr grant brouyt, terryble, voyre !Comme dirois ung fort coup de tonnoyre,
Au quel s’ensuyct long et long rollement...
Et tôt après ugne voix merveilleusePlus qu’liarpe ou luth grave et mélodieuse ,Velà qu ès aers s’eslève lentementEt comme accords de celeste mousicque,
Et celle voix tant doulce et magnificqueSy parle-t-elle et clame haultement :
(Pour seur, estoit-ce ung ange seraphicque !!!)