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M. A. Quenstedt (1), dans sa nota sur les cailloux roulés dosenvirons de Berlin , y signale de nombreux fossiles provenant duterrain de transition et des formations jurassique et crétacée ; maisil n’en a pas rencontré du zechstein, du bergkalk , ni du muschel-kalk de Rudensdorf, localité qui se trouve cependant peu éloignéede la capitale de la Prusse.
M. de Baer (2) a communiqué d’abord quelques observationssur un bloc de granité de l’tle d’Hochland, dans le golfe de Pin-lande , et sur les sillons , les stries et les surfaces polies des côtesde celte province, puis il a conclu, d’autres recherches sur le mêmesujet, que les îles de ce même golfe, qui sont composées de rochescristallines, offrent des stries, des sillons et des surfaces polies,comme on les observe sur les roches du continent voisin. Letransport des petits blocs par les glaces est assez fréquent ; maisl’auteur pense qu’il est difficile d’attribuer à celte cause le dépla-cement des plus gros.
M. Sefstrœm (3), l’un des premiers observateurs qui se sontoccupés des traces laissées par un phénomène général à lasurface des roches de la Scandinavie , a fait connaître que lapartie nord-est des montagnes de la Suède est partout arrondieet usée, de la base au sommet, et ressemble de loin à des sacsde laine accumulés les uns sur les autres. La partie sud-ouest, aucontraire, présente des surfaces presque fraîches et des angles peuou point émoussés. Entre ces deux pentes opposées, la surface
[\)Neu. Jahrb., 1838, p. 136—157.
(2) Bail, de l’Acad. de Saint-Pétersbourg , vol. II, p. 1 24. 1 837.
— 1b. , 31 août 1 838. — L’Institut , 17 juin 1839. — Edinb. néd •
philos. Magaz., vol. XXIV, p. 439. 1838. — Suppl, au rapportsur les travaux de l’Acad. de Saint-Pétersbourg en 1842. — L’In-stitut , 24 août 1843. — Neu. Jahrb., 1841, p. 599.
(3) Compt. rend., vol. V, p. 341. 1837. — L’Institut, 22 févr.1837.— Ann. der Chem. undPhys. de Poggendorff , vol. XXXVIII,p. 604. — Ib., vol. XLIII, p. 533. 1838. — Recherches sur lesblocs erratiques des montagnes de la Scandinavie , leur transportdans des directions constantes , ainsi que sur leur origine probable.Mém. de l’Académie de Stockholm [Kongt. vet. Acad. Haiullingpour 1836 , in-8 avec cartes).
Voyez aussi : T. Scheerer, Beitrage zur Kenntniss, etc. Matériauxpour servir à l’histoire du phénomène des stries décrit par Sefstrœm [Ann. der Chem, und Phys, de Poggendorff , 3 e sér., vol. VI,p. 269. 1845 ). — Berzélius , Sur les roches polies de la Suède [Quart. Journ. geoL Soc. of London, n» 12, p. 76. 1847).