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2 (1848) Terrain quaternaire ou diluvien et terrain tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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follement dénudés et ravinés, sont lorigine de ce dépôt erra-tique.

Au-dessus de Saiiil-Aignan, les plateaux crayeux sont surmontésdune terre jaune ressemblant à lalluvion ancienne du Nord.Entre dion et Châtillon-sur-Indre, ce sont des silex à demi roulés,enveloppés dans une terre rougeâtre, brune ou grise, et de Châ-tillon à Loches un sable siliceux plus ou moins grossier, avec unegrande quantité de cailloux roulés de quartz hyalin blanc, jaunâtreou brunâtre , et quelques fossiles de la craie , cache par place lepoudingue tertiaire, puis, après Loches , se montre de nouveau,accompagné de beaucoup de fragments calcaires. Les plateaux de larive gauche de la Loire , dAinboise à Tours , sont souvent occupéspar une terre grise, sableuse, ou par des sables jaunâtres, avecdeux sortes de cailloux, les uns peu roulés et dont les arêtes sim-plement émoussées prouvent quils résultent de la désagrégation surplace du poudingue tertiaire; les autres, tout à fait arrondis, ontété amenés de loin et mêlés aux précédents lors du dernier cata-clysme. Vers la partie inférieure des pentes de la vallée de la Loireon voit rarement de ces petits mouvements de terrain , inégaux, ir-réguliers , plus ou moins espacés, qui annoncent des accumulationslocales de dépôt de transport, ou qui sont les témoins dune couchedabord continue et ensuite en partie détruite. Ces pentes présen-tent, en outre, dans leurs profils des lignes simples, droites,quelquefois perpendiculaires dans les escarpements de la craie. Lefond de la vallée, vu en grand , est horizontal et vient aboutir aupied de ces pentes, dont il se sépare nettement sans aucun de cesraccordements que déterminent les dépôts diluviens dans dautresvallées; aussi, au premier abord, celle-ci semble-t-elle dépourvuede tout sédiment quaternaire. Cependant les forages artésiens exé-cutés à Tours et aux environs ont traversé quelquefois, avant dat-teindre la craie , jusquà 10 mètres de remblai, dalluvion moderneet de cailloux roulés, dont une partie a une origine assez ancienne,comme on peut sen assurer dans les travaux du chemin de fer.

Le plateau de Montbazon à Tours (p. 53) noffre quun dépôtsuperficiel, mal caractérisé, très faible, sablonneux, grisâtre ou jau-nâtre, et qui paraît se continuer vers louest jusquaux collines quidominent le confluent de lIndre et de la Loire . Les coteaux deCandes à Saumur montrent aussi, au-dessus du calcaire siliceuxmeuliériforme, des fragments de roches arénacées ferrugineuses,épars à la surface du sol et mêlés à ceux du calcaire siliceux. Sur