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2 (1848) Terrain quaternaire ou diluvien et terrain tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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PLAINES ET VALLEES

faul qu’elle ait été jusqu’à un certain point indépendante de cesmêmes centres.

En passant des conditions physiques de ces amas détritiques auxcaractères de la faune qu’ils renferment, on voit que, très voisinesans doute de celle qui l’a précédée ou du terrain tertiaire supérieur,et de celle qui l’a suivie ou de l’époque actuelle, elle diffèrecependant assez de l’une et de l’autre pour faire penser qu’un laps detemps considérable s’est écoulé entre le soulèvement qui a mis finà la période sub-apennine et la catastrophe générale qui a ensevelidans ces accumulations de sable , de gravier, de cailloux et de blocs,toutes ces générations de grands pachydermes, de ruminants, decarnassiers, de rongeurs, etc., qui peuplaient les terres émergées,sans doute plus étendues alors qu’à aucune des époques anté-rieures.

A ces premiers résultats de la simple inspection des faits il faulajouter la présence de blocs souvent énormes et très nombreux quel’on rencontre sur des points élevés, à d’immenses distances de leurorigine, dont ils sont aujourd’hui séparés par de profondes valléeset même par des bras de mer. Ce caractère exclusivement propre àl’époque diluvienne dans les zones nord et tempérée de l’hémisphèreboréal, et que l’on retrouve en partie dans l’hémisphère austral, adepuis longtemps attiré l’attention des observateurs, surtout dansles Alpes , où il se présente avec des circonstances particulières.Par sa situation , comme par sa grandeur et sa complexité, cettechaîne était plus propre qu’aucune autre à provoquer les recher-ches , et, depuis 1835, les travaux qui ont été publiés pour décrireet tenter d’expliquer tout ce qui peut avoir rapport aux phéno-mènes physiques de l’époque quaternaire se sont accumulés au pointde rendre assez difficile la tâche d’exposer ce qu’ils ont fait connaîtrede plus précis.

Sur le pourtour de la chaîne et dans les vallées principales qui endescendent, il y a des dépôts dont le mode de formation n’est pointdouteux, et nous avons déjà parlé de ceux qui s’étendent dans lesparties basses du Lyonnais , du Dauphiné et de la Provence. Nousavons vu que le transport de leurs éléments par des eaux profondeset animées d’une grande vitesse ne pouvait laisser aucune incerti-tude; aussi nous occuperons-nous d’abord des dépôts analoguesqui se présentent sur d’autres points, remettant à traiter ensuitede ceux dont l’origine est aujourd’hui l’objet de discussions sivives.