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glaces, et la disparition de ces dernières aurait occasionne des dé-bâcles énormes et des courants qui en mirent certaines parties à flotet qui entraînèrent dans diverses directions les blocs dont ellesétaient chargées.
Le développement rapide donné à l’idée de l’layfair et à ses ap-plications dut soulever et souleva en effet beaucoup d’objectionsde la part des naturalistes qui ne l’avaient point adoptée. AinsiSI. .I.-A. Dcluc (1), après avoir décrit les roches calcaires innom-brables, éparses aux environs de La Roche et jusqu’au lit de l’Arve ,de môme que les blocs de granité qui les accompagnent, en conclutque ces effets n’ont pas pu être produits par des glaces, et il re-garde les blocs des vallées de l’Ane, du Rhône , de Chamouny etde la base orientale du Mont-Blanc commode la même époque queceux du Salève et du Jura (2). Il ne pense pas qu’ils aient été ap-portés par des glaciers, ni (pie les dépôts accumulés au fond deces vallées puissent être assimilés à d'anciennes moraines, mais ilcroit que ces effets résultent du brisement des couches, lors dudernier soulèvement des Alpes qui a ouvert les vallées transversalespar lesquelles des courants d’eau très profonds et très rapides ontporté les débris en dehors de la chaîne. Ces courants ont excavé lesvallées et enfoui les ossements de grands quadrupèdes loin des lieuxoù ils avaient vécu. Il existe encore, suivant M. Dcluc, des tracestrès reconnaissables de ces torrents boueux qui ont charrié degrands blocs et les ont déposés à des hauteurs de 650 mètres au-dessus du fond des vallées qu’ils parcouraient, et, sur beaucoupde points, ces blocs sont restés enveloppés de leur gangue boueuse.
M. Studcr (3) avr.it attribué aussi le poli et les stries des rochesen place aux blocs et aux graviers charriés parles masses d’eau,dans les vallées et les plaines de la Suisse . Quant aux rangées decollines qui ressemblent à des moraines, mais qui traversent lesvallées à de grandes distances des glaciers actuels, ce savant les re-gardait comme des restes d’anciens dépôts détritiques qui ont recou-
(1) Examen de la rau.se probable à laquelle il/, de Charpentier attribue le transport des blocs erratiques de la Suisse . ( Actes de laSoc. helv, des se. nat. 1837.). — Ment, sur les roches calcairesinnombrables, éparses dans les environs de La Roche. (Ib., vol.VIII,p. 1 49. 1838.)
(2) Bull., vol., X, p. 363. 1839.
(3) Neu. Jahrb., 1838. p. 278. — Bull., vol. IX, p. 407.1838.
Objections
de
M» Deluc.
Observations
de
MM. Studcr,
Godefiroy
et
Rendu.