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varie de 10 à 30 mètres. Leur grand axe est dirigé dans le sensdu cours des eaux. Ordinairement plus élevés et plus larges enamont, ils se terminent en mourant en aval. Leurs contours sontarrondis et ils sont presque entièrement formés de sable fin.
3° La troisième forme des dépôts de transport est celle deterrasse, composée d’une plate-forme ou partie supérieure, planeet horizontale, et d’un talus incliné , interrompu quelquefois pardes ressauts ou banquettes parallèles à la plate-forme. Le plan dutalus est toujours sensiblement parallèle au cours du fleuve. Auconfluent de deux cours d’eau, la terrasse devient un delta hori-zontal.
M. Martins démontre ensuite que les terrasses, les césars et lescaps formés de matières alluviales doivent leur origine à un régimedes eaux différent de celui que nous observons aujourd’hui ;recherchant l’état de choses sous l’empire duquel ils se sont dépo-sés, il croit que leurs matériaux peuvent provenir des morainesd’anciens glaciers dont la fonte inégale aura occasionné de grandesmasses d’eau, dans lesquelles des couranls disposaient les maté-riaux meubles sous les diverses formes indiquées. Ainsi l’exis-tence de ces glaciers expliquerait l’accumulation de ces massesénormes de débris dans les hautes vallées, et leur fusion, lesformes régulières, la stratification horizontale et l’usure des élé-ments des dépôts erratiques.
De son côté, M. A. Guyot (1), qui a étudié avec autant desoin le bassin erratique du Rhin que celui du lthône, regarde laligne du Jura comme ayant servi de barrière sur toute sa longueurau dépôt erratique alpin qui ne l’a point franchie, môme vers leconfluent de l’Aar et du Rhin , où la chaîne s’abaisse beaucoup.
Les roches erratiques du bassin du Rhin proviennent des valléesdu Rhin antérieur, du Rhin moyen et de l’Albula . Ces deux der-nières se réunissent dans le Domleschy, pour se joindre, au-dessusde Coire , à celle du Rhin antérieur. Après avoir tracé les limites dece dépôt, l’auteur fait voir que le phénomène erratique n’est pasnécessairement lié à la présence des roches cristallines, puisquedes sommets et des vallées du Sentis et du Kurfürsten sontdescendus les fragments calcaires , anguleux ou arrondis, d’un dé-