372 GÉNÉRALITÉS SÜll I.E TERRAIN QUATERNAIRE
dessous , jusqu’à 1220 mètres au dessus (moût Katahdin), tandisque les sommets des montagnes Blanches, qui atteignent 1900mètres, ont été préservés. Les surfaces polies et les sillons, de-meurés intacts à toutes les hauteurs , indiqueraient la simultanéitédu phénomène. Les stries et les sillons conservent leur parallé-lisme sur de grandes étendues, et, lorsque des faisceaux de striesen coupent d’autres, elles n’en restent pas moins parallèles danschaque faisceau.
L’agent auquel ces effets sont dus paraît s’être atténué de plusen plus en s’avançant au S., et l’absence de dérangement parmiles détritus qu’il a accumulés dans les vallées et sur les flancs descollines doit faire admettre que le niveau relatif des divers pointsdu pays n’a pas été depuis sensiblement modifié par des mouve-ments verticaux. I/auteur ne croit pas que le transport des maté-riaux ait eu lieu pendant que le continent était sous l’Océan ; mais,d’un autre côté , les dépôts réguliers d’argile et de sable qui sur-montent les détritus erratiques et la stratification plus ou moinsprononcée des éléments les plus ténus démontrent que l’eau a été)’un des agents de leur transport. La présence des blocs du Michi gan et du Canada , charriés vers le S. jusqu’au-delà de l’Ohio , àdes distances de quatre cents et de cinq cents milles, oblige aussi derecourir à un second agent, qui serait la glace. Ces phénomènes,antérieurs à l’apparition de l’homme, auraient détruit la plupartdes animaux dont les restes se trouvent dans ces accumulationsdétritiques, et leur action aurait été beaucoup plus puissantequ’aucune de celles qui ont actuellement lieu à la surface du globe.
Le savant géologue américain , qui n’avait pas alors une idée biennette des distinctions qui, plus tard, furent établies dans la sériedes produits quaternaires , a trouvé que l’hypothèse des glacierspouvait, à certains égards , rendre compte des effets observés auxÉtats-Unis , sauf la direction générale du drift vers le S. et sontransport des parties inférieures du sol à des niveaux très élevés.Ainsi, les roches siluriennes de l’Étal de New-York et les rochesquartzeuses du Massachusetts ont été charriées et laissées sur lesmontagnes d’Hoosa , de Taconic et de Iiigh-Land. Enfin, certainesaccumulations de débris, regardées comme des moraines très remar-quables (comtés de Barnstaple et de Plvmouth, Massachusetts ), nese trouvent point dans les vallées, mais sur le bord de la mer , àcinquante et même cent milles de distance des montagnes.
M. H.-D. Rogers, dont nous avons déjà fait connaître l’opinion