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do la mer, et s’avançant à l’est comme un promontoire d'où 1 rvue embrasse un très vaste horizon (1).
Entre le bord des plateaux du lias et la limite orientale des marnesirisées dont nous avons indiqué les contours, on a vu que ces der-nières occupaient, au nord de Lunéville , une sorte de quadrilatèreallongé dont la surface offre des teintes variées et des monticuleson mamelons arrondis, plus ou moins nombreux qui, depuis long-temps, avaient attiré l’attention de Monnet par leur aspect parti-culier. Ce caractère est d’autant plus prononcé, dit JI. Élie de Beau mont , que les amas de gypse, sont plus nombreux et' plus élevés.Les couches plus récentes se redressent autour d’eux. Entre lesparties saillantes, continue-t-il (p. 63), on trouve souvent des ra-vins profonds entre lesquels se dessinent, sur les flancs des ma-melons, de petits escarpements formés par la dolomie qui occupele milieu de la hauteur du groupe. C’est surtout dans ces ravinsque se déploient naturellement les couleurs vives et bariolées aux-quelles les marnes irisées doivent leur nom.
La pointe que forment h l’ouest de Lunéville et de Rosières lemuschelkalk et ces marnes sépare les régions nord et sud occupéespar ces dernières, et les assises jurassiques ne présentant pas decourbures correspondantes, l’auteur est conduit à penser que lesdépôts du trias ont pu éprouver sur ce point un mouvement anté-rieur aux sédiments jurassiques. Cette disposition résulterait d’uneligne de soulèvement dépendant du système du Thuringerwald eldu Morvan, passant à Domptall pour se dirigera peu près E. /i0“8.et O. Ù0° N. Celte direction, prolongée d’une part vers les Vosges ,rencontrerait la serpentine du Bonhomme, et de l’autre, dans ledépartement du Pas-de-Calais , les affleurements du terrain de tran-
(1) Voyez ante, vol. III, p. 318, et vol. VI, p. 405. — SuivantM. J.-F. Lebrun (Une visite à la côte d’Essey , dans//«tf. de la Soc.d’émulation des Vosges , vol. VII, p. 196, 1850, omise précédem-ment), la disposition des couches autour du basalte ne serait pas telleque l’a représentée M. Élie de Beaumont. La roche ignée aurait re-dressé brusquement toutes les couches du muschelkalk, les marnesirisées et des lambeaux de grès du lias. Le plateau circulaire qu’onatteint avant le sommet de la butte est formé par les tranches descouches redressées. Dans ses Nouvelles explorations géologiques àEssey-la-Câtc (Ibid., vol. VIII, p. 236, 1 853), le même observateura aussi donné des détails intéressants sur les effets du métamorphisme,sur ceux qu’a produits la roche ignée, etc.