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Tome premier.
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266 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

afin d’être de retour pour le moment de l’offen-sive. Le roi de Sardaigne s’était mis absolumentà la disposition de la république; il avait livrétoutes ses places; Suze, Exilles, Démonté,étaient en démolition; Alexandrie était entreles mains de l’armée d’Italie . Le chevalier Bor-gues résidait à Milan , comme chargé des affairescourantes de Sardaigne ; mais le roi envoyaitfréquemment au quartier-général le comte deSaint-Marsan, soit pour donner des explicationsparticulières , soit pour demander l’assistancenécessaire pour maintenir la paix dans le pays;ses affaires ne pouvaient pas être en de meil-leures mains ; son caractère et sa personneplaisaient au général en chef. Le comte deSaint-Marsan, d’une des meilleures familles duPiémont , avait vingt-cinq à trente ans ; hommefroid, doux, éclairé, il ne se laissait dominerparaucun préjugé, et voyaitpar conséquent leschoses telles qu’elles étaient. Il était personnel-lement prévenu contre la politique autrichienne,sentiment qu’il tenait de ses ancêtres et de sapropre expérience.