CHAPITRE VII. 571
à profit par M. de Rossel, qui accompagnait d’Entrecas-teaux dans son voyage à la recherche de l’intrépide na-vigateur. Les observations de M. de Rossel ont été faitesde 1791 à 1794 a ve c une aiguille d’inclinaison dont laforce avait été essayée avant le départ de l’expédition ;mais rien ne prouve qu’cà son retour 011 ait cherché às’assurer si elle n’avait pas perdu de son magnétisme,en sorte que l’on ne peut en déduire de résultats défini-tifs qu’en s’appuyant sur de nouvelles observations. Ce-pendant, une série d’observations faites en 1792 et 1793à la terre de Van-Diémen et Amboine, alors que l’ons’était assuré que l’aiguille n’avait éprouvé aucun chan-gement entre ces deux points, montre l’accroissementen eheminaut de l’équateur au pôle.
M. de Humboldt a mis hors de doute, par de nom-breuses observations faites avec le plus grand soin dansson voyage en Amérique , de 1788 à i 8 o 3 , que l’inten-sité de la force magnétique du globe est variable endifférents points (1). Depuis cette époque, les physicienset les voyageurs n’ont point cessé de s’occuper de re-cherches relatives à la détermination des forces magné-tiques terrestres.
O11 peut voir dans le Traité de Magnétisme de M. Bec-fiuereî, p. 354 , 1 11 11 tableau des intensités magnétiquesrelatives pour différents points du globe. Sans vouloirdonner un résumé des observations des navigateurs qui°nt coopéré à ces déterminations, nous dirons en gé-néral que cette intensité diminue de l’équateur aux pôles;en outre , toutes les intensités trouvées depuis l’équateurJusqu’à 8o° de latitude sont comprises entre les limitesdes nombres o ,836 et i, 836 . Le nombre o ,836 exprime1 intensité la plus faible, et correspond à l’île Sainte-Hélène (W. géog . i 5 ° 55 ' S.); les nombres les plus forts ob-servés jusqu’ici dans les deux hémisphères sont : dans1 hémisphèrenord i, 8 o 3 àNew-York(lat.géog. 4 o° 43 , N.),