CHAPITRE vu.
tance, la pointe nord de l’aiguille s’avance tous les ma-tins vers l’ouest ou vers l’est, suivant que le soleil passeau nord ou au sud de la station, et le phénomène serattache encore au même principe; car la condition del’équateur magnétique étant d’être la ligue des plus pe-tites intensités dans chaque méridien, il doit nécessai-rement se déplacer tous les jours en s’élevant oblique-ment vers le parallèle que décrit le soleil. M. Duperrey a cherché à appuyer sa théorie de tous les faits quel’expérience a fournis jusqu’ici, et en a déduit que l’hé-misphère terrestre sud est plus froid d’environ un degréque l’hémisphère nord .
§ Y. — Variation de l'action magnétique à mesureque l’on s’élève dans l’atmosphère.
D’après ce que nous avons vu, on peut, par un pre-mier aperçu, considérer la terre comme agissant de lamême manière qu’un aimant qui aurait ses pôles dansla direction de la ligne des pôles terrestres.
Cette action magnétique doit s’étendre dans l’espace,et une aiguille aimantée placée à une certaine distancede la surface terrestre doit encore obéir à l’influence duglobe. Les expériences faites par MM. Gay-Lussac etBiot , lors de leur ascension aérostatique, montrent quel’intensité décroît très-lentement à mesure que l’on s’é-loigne de la terre et qu’à 5ooo mètres il n’y a que desdifférences presque insensibles dans le temps des oscil-lations d’une aiguille de déclinaison.
La détermination des variations de l’intensité magné-tique à mesure que l’on s’éloigne de la terre est très-complexe, à cause des variations simultanées qui ontlieu dans la déclinaison, l’inclinaison et l’intensité; ilest donc nécessaire de chercher séparément commentv arient ces divers éléments avant de tirer aucune in-duction à cet égard. Plusieurs observateurs ont essayéde déterminer en s’élevant sur les montagnes les varia-Bons de l’intensité horizontale, et ils sont parvenus àdes résultats discordants, probablement par les motifs