CHAPITRE VJI.
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M. Gauss a cherché à résoudre cette question, enproposant une théorie du magnétisme terrestre indépen-dante de toute hypothèse sur la distribution du magné-tisme dans l’intérieur de la terre. M. Gauss supposeque la cause, quelle qu’elle soit, qui agit sur l’aiguilleaimantée, a son siège dans l’intérieur de la terre, et quela force magnétique en un point du globe est celle quidirige l’aiguille aimantée librement suspendue par soncentre de gravité. Quant aux variations diurnes régu-lières ou irrégulières, il les considère comme très-faibleseu égard à la force magnétique elle-même ; du reste, enprenant des moyennes, on peut les éliminer. Il évaluecette force à l’aide des trois coordonnées rectangulaires,c’est-à-dire à l’aide de trois composantes, deux horizon-tales et une verticale, et il a trouvé, en calculant lasomme de toutes les actions magnétiques exercées parles diverses parties de la terre sur l’aiguille aimantée,que les trois composantes s’expriment très-facilement àl’aide d’une fonction unique; ainsi, trois composantesremplacent donc avec avantage la déclinaison, l’incli-naison et l’intensité , éléments si naturels en apparence,mais qui, sous le rapport mathématique, ne sont pasd’un emploi aussi commode.
Pour la théorie mathématique, il importe donc quel’on représente graphiquement toutes les circonstancesde la composante horizontale, composante qui fournitdes éléments primitifs immédiatement propres à êtremis en usage, tandis que la force magnétique totale,loin d’être directement observée, est déduite du calcula vec le secours de l’inclinaison. M. Gauss a comparépour un grand nombre de localités les résultats des ob-servations et ceux du calcul, et a vérifié leur exactitude.Maintenant que les observations magnétiques sont faitesdifférents points du globe avec toute la rigueur dési-r able, il faut espérer que l’on arrivera à connaître laf°rce magnétique en un point déterminé du globe, àépoque quelconque. (Voir Becquerel, Traité duMagnétisme , page 4 q 5 et suivantes.)
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