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Eléments de physique terrestre et de météorologie / par M. Becquerel et par M. Ed. Becquerel
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582 DE LACTIOK MAGNÉTIQUE DU GLOBE.

la terre suivant sa position par rapport à cet astre. Enadoptant cette hypothèse , la principale difficulté n’estpas vaincue, mais seulement éloignée, puisqu’on est endroit de demander la cause de la force magnétique decet astre.

M. Biot ayant cherché à lier par le calcul toutesles observations relatives au magnétisme terrestre quiavaient été faites avant et pendant la période du voyagede M. de Humboldt en Amérique , a considéré la terrecomme un aimant dont la distance des pôles était d’unequantité indéterminée ; il est parti ensuite de ce prin-cipe que le pouvoir de chacun de ces pôles variait enraison inverse du carré de la distance au point sur le-quel ils agissaient; il obtint ainsi une expression généralede la direction de l’aiguille aimantée. En faisant varierla distance indéterminée et comparant les résultats del’expérience avec ceux du calcul, il trouva que plus lespôles étaient rapprochés, plus ces résultats s’accordaientensemble, et que les différences étaient réduites auminimum quand les deux pôles se trouvaient infinimentprès l’un de l’autre et à très-peu de distance du centrede la terre.

Les lois déduites de cette hypothèse s’accordent par-faitement, suivant M. Barlow, avec celles d’un corpssoumis à un magnétisme passager par influence. Ils’agissait de montrer quelle espèce de magnétisme pou-vait communiquer à la terre tous les effets connus; lescourants électriques sont venus à son aide et il a admis,comme Ampère l’avait supposé avant lui, que des cou-rants électriques circulaient autour du globe. L’expé-rience a confirmé ses prévisions : en entourant un globeen bois avec des fils métalliques enroulés de l’est al’ouest, et parcourus par des courants électriques dansle même sens, le globe a produit sur une aiguille aimantéesoustraite à l’influence terrestre et placée dans diversespositions le même genre d’action que la terre lui impri-mait dans des positions analogues.

Les faits exposés précédemment tendent donc à de-