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aussi sous ce rapport, M. Thouret, quelquepénibles et lugubres que fussent les recher-ches auxquelles il se livrait, n’a-t-il rien né-gligé pour exploiter cette source féconded’expériences et d’observations sur les diffé-rens états dans lesquels se trouvaient lescorps , ainsi qu’il l’a si bien développé dansson rapport auquel je renvoie mes lec-teurs (1).
(1) La lecture de ce rapport nous apprend que la dé-composition du corps se faisait de trois manières, oumieux qu’elle s’opérait par trois genres particuliers.
Le premier est la destruction. A l’exception des osqui, cependant à la longue, tombent en poussière, toutse résout en gaz, en principes fugaces qui se volatilisent.La terre s’en charge, ou les transmet à l’atmosphère.
Le second est la mutation des corps en momies grasses.La condition de ce changement est le dégagement dugaz et leur réaction sur les parties molles. C’est particu-lièrement dans les grandes fosses communes que cet effetavait eu lieu. Les corps semblaient n’avoir rien perdu deleur volume et n’avoir éprouvé aucune altération; mais,en les examinant avec attention , toutes les partiesmollesfurent reconnues converties en une substance pulpeuse,souvent solide, d’une blancheur plus ou moins pure,s’écrasant sous les doigts, onctueuse et savonneuse autoucher, se durcissant à l’air sec, et se ramollissant à l’airhumide. Dans cet état, qui est une nouvelle espèce demomification, les corps sont susceptibles de se conserver.Le changement n’est pas seulement superficiel; il a lieu