DES CATACOMBES. 2*1
Non, non, tout doit franchir ce terrible passage,
Le riche et l’indigent, l’imprudent et le sage,
Sujets à même loi, subissent même sort (1).
XLÏV.
Quels effoyald.es abîmesS’entr’ouvrent autour de moi !
Quel déluge de victimesS’oifrent à mes yeux pleins d’effroi !
Quelle épouvantable imageDe morts, de sang , de carnageFrappe mes regards tremblans!
Et quels glaives invisiblesPercent de coups si terriblesCes corps pâles et sanglans? (2)
XLV.
SÉPULTURE DES CORPS RETIRÉS DES CERCUEILS DEPLOMB DE L’ÉGLISE SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS (5'}.
•.Nos ombres désolées
Désertent en pleurant leurs pompeux mausolées;Deux fois nous descendons dans la nuit des tombeaux !
Plus heureux ces mortels ignorés du vulgaire ,
Qui, sans être aperçus, ont passé sur la terre!
Leurs paisibles cercueils , respectés des médians,N’éprouveront au moins que l’outrage des ans.
(î) Ïean-Bapiisfce Rousseau.
( 2 ) Idem .
■P) Voyez plus haut, p. ao3- v
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