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Tome cinquième.
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OISEAUX ÉTRANGERS QUI ONT RAPPORT AU MILAN, ETC. <19

Marcgrave 1 a donné la figure et une assez courte indication °, puisqu’il secontente de dire que le caracara du Brésil, nommé gavion par les Portugais ,est une espèce d’épervier ou de petit aigle ( nisus ) de la grandeur d’unmilan; qu’il a la queue longue de neuf pouces, les ailes de quatorze, quine s’étendent pas lorsqu’elles sont pliées jusqu’à l’extrémité de la queue;le plumage roux et taché de points blancs et jaunes; la queue variée deblanc et de brun; la tête comme celle d’un épervier; le bec noir, crochu etmédiocrement grand ; les pieds jaunes, les serres semblables à celles deséperviers, avec des ongles semi-lunaires, longs, noirs et très-aigus, et lesyeux d’un beau jaune; il ajoute que cet oiseau est le grand ennemi despoules et qu’il varie dans son espèce, en ayant vu d’autres dont la poitrineet le ventre étaient blancs.

III. — L’oiseau des terres de la baie d’Hudson, auquel M. Edwards adonné le nom de buse cendrée hi , et qu’il décrit à peu près dans les termessuivants. Cet oiseau est de la grandeur d’un coq ou d’une poule de moyennegrosseur : il ressemble par la figure, et en partie par les couleurs, à labuse commune; le bec et la peau qui en couvre la base sont d’une couleurplombée bleuâtre; la tête et la partie supérieure du cou sont couvertes deplumes blanches, tachées de brun foncé dans leur milieu. La poitrine estblanche comme la tête, mais marquée de taches brunes plus grandes. Leventre et les côtés sont couverts déplumés brunes, marquées de tachesblanches, rondes ou ovales; les jambes sont couvertes de plumes douces etblanches, irrégulièrement tachées de brun; les couvertures du dessous dela queue sont rayées transversalement de blanc et de noir; toutes les par-ties supérieures du cou, du dos, des ailes et de la queue, sont couvertesde plumes d’un brun cendré, plus foncé dans leur milieu et plus clair surles bords; les couvertures du dessous des ailes sont d’un brun sombre avecdes taches blanches; les plumes de la queue sont croisées par-dessus delignes étroites et de couleur obscure, et par-dessous croisées de lignesblanches; les jambes et les pieds sont d'une couleur cendrée bleuâtre; lesongles sont noirs et les jambes sont couvertes, jusqu’à la moitié de leurlongueur, de plumes d’une couleur obscure. Cet oiseau, ajoute M. Edwards,qui se trouve dans les terres de la’baie d’IIudson, fait principalement saproie des gélinoltes blanches. Après avoir comparé cet oiseau, décrit parM. Edwards, avec les buses, soubuses, harpayes et busards, il nous a paru

a. Marcgrave, Hist. nat. Brasil, , p. 21t.

b. a The ash coloured Buzzard. » Edwards, Hist. of Birds, t. II, p. 53, pl. liit, avec une figurebien coloriée.

1. « C’est bien le caracara de Marcgrave, mais sa description ne le ferait pas reconnaître. On« en trouve une meilleure dans Azzara. » (Cnvier. )

i. Falco cinereus (Gmel.). — Latham et Daudin regardent la buse cendrée comme une simplevariété de la buse commune. Cuvier la regarde, avec plus de raison, comme le jeune âge dugerfault cendré (falco alricapillus).