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Avant de décrire la curiosité qui fait l’objetde ce mémoire, il me paraît convenable dedonner un aperçu de la localité, et de faire re-marquer que les pierres de ce prétendu muront tout-à-fait l’apparence de basaltes, si ellesn’en sont de véritables, et qu’aucun des nom-breux voyageurs qui ont parcouru à différentesépoques le territoire des Etats-Unis d’Améri-que , n’a rencontré le plus léger indice, nila plus petite trace d’un volcan. Le terrainentre la mer et les montagnes des Apalachesest dans une assez grande profondeur, très-bas, uni, extrêmement marécageux et mal-sain.
On conçoit aisément que, dans un pareil sol,on ne doit rencontrer que très-peu ou point depierres. Mais, à mesure qu’on approche desmontagnes , le terrain prend un autre aspect,Jedidiah Morse et Joseph Scott font mentiond’un banc de pierre à chaux (je me sers deleur expression) à la distance de cinquanteou soixante milles de la mer. Ce banc courtparallèlement à la mer, et se prolonge jusquedans la Caroline du sud dans la même direction.Ensuite, le pays abonde en mines de fer, dontplusieurs sont exploitées. Enfin, le district deSalisbury, et principalement le comté de Ro-wan, où gît l’amas de pierres en question de-