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Tome premier. [Livres I et II.]
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plain, ses eaux s’y jettent à travers un canalnaturel de communication, aux ruines du fortde Ticonderoga. Le portage entre les deux lacsn’est que d’un mille et demi, et l’on pourrait,sans grande dépense, ouvrir une communica-tion pour les chaloupes par le moyen d’écluseset de canaux. Sur chaque côté du lac il y a uneligne en terre élevée qui est couverte principa-lement de cèdres rouges. Ce bois, fort estimé ,est employé à divers ouvrages, surtout dans laconstruction des vaisseaux et dans les manu-factures de crayons de mine de plomb.

On dit que le nombre des îles du lac Georgeségale celui des jours de l’année; mais elles sontstériles, et produisent à peine d’autres végétauxque des bruyères, et quelques bouquets de pinsjaunes et de Canada . Dans l’île aux Noix, quidomine le canal, on avait placé une garnison an-glaise protégée par un brick monté de dix-huitcanons, destinés à faii’e observer les règlemenscommerciaux entre le Canada et les Etats-Unis .L’île du Diamant était jadis infestée de serpensà sonnettes, mais-ces reptiles ont disparu, de-puis que l’on y a introduit des cochons.

Le lac Mumphramagog a quarante milles delong sur trois de large : il se décharge dans lefleuve Saint-Laurent par le canal de la rivière deSaint-François. La ligne de limite au