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branches, ou de la fourche aux grandes chutes,l’eau resserrée par les montagnes donne unenavigation plus aisée et plus sûre que dans lereste de son cours, où elle est gênée par l’é-boulement des bords et par l’énorme quantitéde sablé qu’amènent les rivières tributaires. Enbeaucoup de lieux, les bords du fleuve, quisont d’une terre molle, s’enfoncent dans son liten masses assez grandes pour en changer lecours. Près le 48° de latitude, où le Missouri a un mille en largeur, une surface de vingtacres s’était enfoncée peu de temps avant l’ar-rivée de Lewis et de Clark. Les ai’bres em-portent avec eux des masses de tei’re, et adhé-rant aux rivages ou aux fonds fangeux, ilsarrêtent le bois flottant, et forment des îlesnombreuses qui sont couvertes de saules oude peupliers de Caroline, très-vivaces. Les ba-teaux de l’expédition chargée d’explorer le fleuveont frappé fréquemment contre des bancs desable et des troncs d’arbres retenus dans la fange ;et des contre-courans formés par des sinuositéset les excavations de rocs qui, en beaucoupd endroits, saillent au-dessus des eaux, leurfaisaient courir d’autres dangers. A la jonctionde plusieurs rivières, les bords [du Missouri sont sujets a être inondés pendant la crue deseaux, ce qui rend difficile de suivre son lit. La
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