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Tome premier. [Livres I et II.]
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donne une grande impulsion au courant de cefleuve. L’Ohio, au contraire, qui se précipitepresqu’à angle droit, ralentit son cours de tellemanière, qu’il le rend aussi doux qu’au-dessusde la bouche du Missouri . » (Voyage de Collot.)Les eaux commencent à s’élever, chaque année,vers le mois d’avril, à l’époque de la fonte desneiges, et elles baissent dans le mois d’août.En quelques lieux , elles montent de plus detrente pieds, et pendant la période des hauteseaux, le bord ouest du fleuve est complète-ment inondé jusqu’à la distance de mille millesdu golfe, si ce n’est dans la partie qui se trouveentre le fort Plaquemines et la Nouvelle-Or-léans , et dont la longueur est de cent trentemilles, Là, les eaux sont resserrées dans soncanal par une digue de terre de six pieds dehaut. Le flux se fait sentir à la Nouvelle-Orléans ,où son élévation commune est de douze àquinze pouces. Au-dessous de la jonction de larivière Rouge, les eaux surabondantes du Mis-sissipi se déchargent par des canaux appelésbajous. Le premier de ces canaux, dit leChaffalio, ou l’Âtchafayala, se rend à la baie dumême nom, dans le golfe du Mexique , par uncours de cent quatre-vingt-treize milles. U existeplusieurs bayous de dimensions très-considé-rables, telles que la Tunica, la Manchac, b