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de la mer ; mais leur marche est si lente, àcause de la rapidité du courant, que le trajet jus-qu’à la Nouvelle-Orléans dure de cinq à trentejours; tandis qu’en descendant, les bâtimensfont le même trajet en douze ou quatorze heures.
La marche ordinaire d’un bâtiment, en re-montant, est d’à peu près cinq lieues par jour.« Le fleuve du Mississipi se replie en mille con-tours differens; son cours est extrêmement iné-gal; ses eaux sont interceptées par une multi-tude d’îles, dont quelques-unes disparaissent,et d’autres sont formées. L’éboulement desbords entraine des arbres dont les racines S’at-tachent au fond; et les troncs, redressés par lemouvement du courant, enfoncent quelquefoisles flancs des navires guidés par les pilotes lesplus habiles. » (Collot. )
Après le premier juillet les eaux baissent ;alors les îles, les bas fonds et les rapides rendentla navigation ennuyeuse et difficile au-dessus«Je la rivière de De-Moins. Aux chutes de Saint-Antoine , toute la masse des eaux se précipitesur des rochers qui ont seize pieds d’élévationperpendiculaire. Les rapides au-dessus de larivière de De-Moins, ont près de onze milles delongueur. Aux approches de la rivière de Sau-teaux, la navigation est obstruée par des îles :et aux grandes rapides, à deux cent trente-trois