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eaux de l’Océan, qui sont elles-mêmes de dixdegrés plus chaudes en pleine mer que sur lescôtes, ou dans les endroits où l’on touche fond.Ces considérations rendent l’usage des thermo-mètres très-important pour les voyageurs quitraversent l’Atlantique, attendu qu’ils peuventfacilement s’assurer de la situation du bâti-ment, et savoir lorsqu’il approche du courantet de la côte. Ce courant est aussi connu desmatelots, i°. par une espèce de plante marinequ’on rencontre à sa surface; 2 °. par sa houle,et 5°. parce que ses eaux ne brillent pas commecelles de l’Océan.
Une autre remarque, qui n’est pas sans inté-rêt, c’est qu’il est nécessaire que les navires quise rendent en Amérique fassent toute la dili-gence possible en le traversant, pour éviterd’être entraînés par lui, et que ceux qui fontvoile pour l’Europe s’y abandonnent, au con-ti'aire, vu qu’il accélère leur marche (i).