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Tome premier. [Livres I et II.]
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tendue et la haute tempe'rature du courant dugolfe, il paraît évident que ce courant faitsentir son influence sur la côte Américaine ,à une distance considérable dans l’intérieur.Cet immense courant va de la Floride à Terre-Neuve en faisant, terme moyen, deux ou troismilles par heure ; et sa largeur, à une distancede vingt-trois lieues du rivage, est de quarante-cinq à cinquante milles. Sa température estde dix à douze degrés plus chaude que cellede l’eau contiguë, varie selon la profondeur,et devient plus froide en proportion de sa dis-tance du golfe, et de la moindre profondeur del’eau. Les vapeurs chaudes qui s’élèvent du cou-rant se condensent en brouillards, qu’on voitflotter au - dessus de sa surface : une grandequantité de productions végétales et animalessont entraînées vers les bancs de Terre-Neuve,où elles servent à nourrir les morues, et où lesplantes marines et la couleur de l’eau d’un vertfoncé indiquent l’étendue de ce courant.

Malgré les grands extrêmes de la chaleur etdu froid, et les changemens subits de tempe-rature , il a été bien prouvé qu’il y a dans lesEtats-Unis plus de beau soleil et de cieux sansnuage que dans la plupart des parties de l’Eu-rope . Le froid de l’hiver, si rude dans les par-ties du nord, ne nuit point à la santé, et n em*