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Tome V. [Livre III.]
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Américains , et qu’ils avaient dépêché un mes-sager avec cette réponse de leur conseil, « qu’ilvalait mieux tendre des pièges aux Castors ».M. Bradbury observe qu’ils peuvent armercent trente ou cent quarante guerriers , qui, àl’époque où il les visita en 1810, faisaient laguerre contre les Loups, les Sioux et les Osa-ges. Les terres qu’ils habitent, et sur lesquellesils chassent, appartenaient aux Missouris , quivivent maintenant avec eux dans un état dedépendance. Cette dernière nation, autrefoisnombreuse et la plus puissante sur la rivièrequi porte son nom, est maintenant réduite àtrente familles ; et, au lieu de leurs nombreuxguerriers, ils n’en ont plus que quatre-vingts.Ils vivent amis des Ottos et sous la protectiondes Panis.

Màhas. Ils sont environ huit cents, y com-pris deux cent cinquante guerriers, et l’ésidentdans un village auprès de la petite rivière deleur nom , à deux cent quarante milles au-des-sus de la Plate. Les deux tiers de cette nationfurent emportés par la petite vérole en 1802.Ils sont d’une taille moins grande que celle desOsages , quoique plusieurs d’entre eux aientjusqu’à six pieds. Ils poussent leurs chasses jus-que sur les bords du Qui-Court. Ils cultivent lemaïs, les fèves, les melons, les courges, et