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Tome V. [Livre III.]
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Ricaras. Cette nation , ravagée par la petitevérole et par des guerres cruelles, est encoremaintenant forte de trois mille individus , ycompris huit cents guerriers; elle habite deuxvillages sur le Missouri , sous le 45° 3g' delatitude , à la distance de quatorze cent qua-rante milles de sa jonction avec le Mississipi.Ils vivent en partie de la chasse et en partie duproduit de l’agriculture, à laquelle ils se livrentdepuis quelque temps. On dit qu’ils conserventleur blé pendant plusieurs années , en leplaçant sous terre. De même que les Panis,dont on les suppose une colonie, ils n’ont au-cune idée du droit exclusif sur la propriété dusol. Leur commerce se compose surtout dusurplus des productions de la terre, et onl’évalue à i,5oo dollars par année; il se faitprincipalement avec les Sioux , qui leur four-nissent des marchandises anglaises. Influencéspar cette tribu, ils se sont quelquefois portésà des actes violens contre les blancs, quoi-que généralement ils aient manifesté pour euxdes dispositions amicales. En 1811, deux àtrois cents guerriers des Ricaras, dans l’inten-tion d’empêcher les communications commer-ciales du voyageur Liza, commencèrent d’unemanière hostile à percer les sacs de mais appor-tés par les femmes sur le rivage ; mais ils se