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tes et leur haine implacable les unes pour lesautres, ou voit cependant qu’il y a entre ellesune ressemblance generale. Ces indigènes er-rent, comme les Arabes , d’un endroit à uuautre, sur une immense contrée qu’ils récla-ment par tradition ou par droit de conquête.Quelques-unes de ces tribus ont des villagescomposés de buttes, ou de cabanes perma-nentes; mais elles les abandonnent pour al-ler à la poursuite des bisons, dont la chairfait leur nourriture principale, et la peau leursvêtemens. Comme ils méprisent l’agriculture ,les plaisirs d’une vie grossière et indépendantesont l’attrait de leurs héros. Ces plaisirs onttant de charmes pour eux, qu’ils ne les quil-tent qu’avec infiniment de peine, même aprèsayoir joui des avantages de la civilisation. Unefemme de la nation du Serpent, qui accom-pagna Lewis et Clark , montra ensuite beau-coup d’attachement aux blancs, elle adoptamême leurs habillemens et leurs coutumes ;mais les souvenirs de sa jeunesse, se retraçantà son esprit, effacèrent bientôt toutes les nou-velles impressions. Son époux, qui se nommaitCharbonet, quoique né en France , préféra leshabitudes des Indiens, parmi lesquels il avaitlong-temps vécu, à tous les avantages de la ci-vilisation. Tous deux ayant trouvé un bateau à