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Tome V. [Livre III.]
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grande abondance que la misère fut inconnue,et le commerce acquit une extension considé-rable, quoique la chambre de commerce impo-sât aux colons de nombreuses restrictions. Unecontrée, assez favorisée de la nature pour pros*pérer malgré les circonstances qui avaient ar-rêté les progrès de beaucoup d’autres, devintl’objet d’une recherche générale. L’émigrations’accrut considérablement vers cette terre pro-mise, qui reçut avec empressement les talens, lecommerce, les connaissances d’agriculture et demanufacture; enfin, des capitaux et des mainshabiles à les faire fructifier. Tout ce qui étaitnécessaire aux besoins et aux plaisirs des habi-tans fut créé comme par enchantement. Le mi-nistre anglais Gr en ville se plut à attribuer toutcela aux succès delà guerre, et proposa en con-séquence , comme chef du trésor, de taxer lescolonies pour les dépenses que la guerre avaitoccasionées. Il insista sur ce projet qu’il con-sidérait, non-seulement comme juste et équi-table , mais comme pouvant seul mettre la mé-tropole en état de supporter le poids de la dettepublique. Les colonies, acquérant chaque jourune nouvelle force, ne purent bientôt suppor-ter 1 autorité que le gouvernement anglais s’ar-rogeait dans leurs affaires domestiques ou com-merciales. Les propriétaires furent convoquésTome V. i5