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Tome V. [Livre III.]
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le thé, ce sera la reconnaître ; si nous ne lareconnaissons pas, il faut nous y opposer.Gette question devint le sujet de discussionspolitiques et religieuses, et les ministres puri-tains, qui craignaienttoujours l’introduction dela juridiction épiscopale, devinrent magistratsen même temps que prêtres dans cette causesacrée. Ils eurent une si grande influence surleurs auditeurs, qu’ils ne contribuèrent pas peuà hâter la révolution. Une réunion de commis-saires , avec quatre mille hommes de troupesrégulières , avaient été envoyés pour protégerles officiers de l’impôt dans l’exercice de leursfonctions. Les gouverneurs provinciaux, voyantleur autorité révoquée en doute par le peuple,l’accusèrent de séditions et d’entreprises con-cernant la religion ; et, ayant représenté le pre-mier de ces griefs comme un obstacle aux hau-tes fonctions dont ils avaient été revêtus dansun temps peu propice , ils sollicitèrent du roileur rappel. Le gouverneur de Massachusets ,pour montrer son pouvoir d’une manière écla-tante , résolut de disperser l’assemblée de Bos-ton par la force des armes. Les troupes arri-vèrent le même jour que l’assemblée venait dese dissoudre. La mésintelligence éclata, onconnut les ordres qu’avaient reçus les soldats,et il s’ensuivit une rixe dans laquelle plusieurs

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