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Tome V. [Livre III.]
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du roi, qui ordonnait d’employer des mesuresrigoureuses ; et le parlement proposa d’étoufferles germes du désordre en imposant à la villeune amende égale à la valeur du thé qui avaitété saisi ou détruit, en bloquant ce port jus-qu’à ce qu’il fût revenu à l’obéissance, en dé-truisant la charte de la province, et en en-voyant en Angleterre les auteurs du désordrequi y seraient jugés pour crime de haute trahi-son. Pour augmenter la puissance des magistratsemployés à la repression de la révolte, on or-donna que les personnes accusées de meurtrepourraient être envoyées en Angleterre ou dansune autre coloniepoury être jugées. Un nouveaugouverneur, qui connaissait le pays, fut envoyéà la baie de Massachusets , dans des vues de con-ciliation ; il bloqua le port de Boston , leI er . juin 1 774, et ordonna que l’assemblée seréunirait à Salem. Ces mesures, loin d’avoir l’ef-fet qu’on en attendait, occasionèrent la for-mation d’un congrès qui se fixa à Philadelphie où des députés établirent les droits du peuple,firent connaître les infractions qui y avaient étéfaites, et formèrent des requêtes pour obtenir ré-paration. Dès ce moment, la cause des Bostoniensdevint la cause générale , et la population, quoi-que dispersée dans une espace de plus de cinqcents lieues de côte, se montra également

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