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Tome V. [Livre III.]
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interprétations de la constitution et son amourdu bien public lui indiquaient. On vit peut-être , pour la première fois, dans l’histoiredes partis, des hommes arrivés à la puissance,suivre scrupuleusement les principes qu’ilsavaient professe's auparavant, et faire preuved’une probité sans exemple , en cherchant àdiminuer l’influence et le pouvoir dont ilsavaient hérité de leurs prédécesseurs. Ce n’estpas le cas de dire non plus qu’un esprit d’in-novation ait présidé à tous ces changemens :le temps a trop bien prouvé l’efficacité de leurplan d’administration. M. Jefferson, et ceuxqui agissaient de concert avec lui, étaient per-suadés que des tentatives faites pour le bon-heur du genre humain, sans égard aux opi-nions et aux préjugés, obtenaient rarementun résultat heureux, et que les améliorationsles plus palpables ne devaient pas être intro-duites de force dans la société. On ne proposadonc aucune mesure nouvelle , sans que l’opi-nion ne fût assez mûre pour la goûter. Par cemoyen, m parvint à mettre de l’harmonieentre les actes de l’administration et les senti-cnens du peuple ; a consolider les innovationsqu’on avait introduites, et à placer le gouverne-ment sur le véritable pied qui convenait aux-institutions républicaines^ La confiance et la \