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terre, au contraire, saisit et condamna lesbàtimens américains et leurs cargaisons quiétaient dans ses ports ; un entre autres, quiavait fui d’Alger avec le consul américain etdes munitions appartenant à l’état, en consé-quence d’une déclaration de la part du dey,subit cette condamnation.
Le commencement de la première campa-gne fut très-malheureux : la partie la plus vul-nérable des États - Unis était celle qui toucheaux grands Lacs . On envoya , dans le desseinde la défendre, un corps de troupes régu-lières et de volontaires de l’état de l’Ohîo, sousle commandement du général Hull; mais cetofficier se rendit sans résistance, à l’approchede l’ennemi, et livra la ville et le fort de Dé-troit . Une attaque faite ensuite par la milice deNew-York , n’eut aucun succès; et, pour mettrele comble à ces malheurs, les gouverneurs deMassachusets et de Connecticut refusèrent leurcontingent de milice pour la défense des fron-tières maritimes , motivant leur refus, ainsique M. Madison l’a observé avec raison , surune interprétation nouvelle et de mauvaise foide la constitution. L’esprit d’insubordinationfut encouragé par une proclamation du gou-verneur anglais des Bermudes , qui prit sur luide proposer aux états de l’est, de leur accor-