gouvernement est alors obligé d’émettre desbillets du trésor, de faire des emprunts, decréer des taxes intérieures , et d’augmenter lesdroits sur les marchandises importées. Le plande finance cjue l’on proposa au commence-ment de la guerx’e , était de rendre le revenuannuel équivalent à celui de l’état de paix, etde recevoir pour les dépenses extraordinairesde la guerre, l’intérêt de la dette alors exi-stante, et celui qui proviendrait des autres em-prunts que l’on serait obligé de faire : mais lesrestrictions commei’ciales, la cessation de paie-ment en espèces par les banques, et l’exporta-tion et la rareté de ces espèces, paralysèrenttellement les opérations fiscales du gouverne-ment , qu’il fut forcé d’avoir recours à de nou-veaux impôts.
Ces impôts consistaient en droits appelésdroits directs , ou taxes sur l’agriculture etl’industrie du pays ; savoir, des taxes sur lavaleur des terres, des maisons et des esclaves,des droits sur les alambics et les liqueurs spiri-tueuses distillées, sur les ventes à l’encan, surles licences accordées aux débitans de vins,de liqueurs spiritueuses et de marchandisesétrangères, sur les voitures, sur les moulins àtabac, le tabac manufacturé et le sucre raffine,sur les ameublemens des maisons, sur le car-