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Tome V. [Livre III.]
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Mœurs et coutumes. Les habitons des États-Unis n’ont pas ce caractère uniforme que l’onremarque chez ceux des nations anciennesauxquelles le temps et la stabilité des institu-tions ont imprimé un cachet tout particulier.Leur physionomie est en général aussi variéeque leur origine est différente. Le Français ,1 Irlandais , l’Anglais, l’Écossais, l’Allemand etle Suisse , ont chacun conservé quelque t*acede l'empreinte qui appartient à leur premièrepatrie. Il existe cependant une grande diffé-rence entre les habitans des ports de mer, etceux des villes de l’intérieur. Les premiersressemblent parfaitement aux citoyens desgrandes cités d Europe , et déploient tout leluxe d’une civilisation avancée. Ceux de l’in-térieur, qui mènent une vie agricole, jouissentdu bonheur que doit procurer l’exercice desvertus sociales dans toute leur pureté. Leursaffections sont constantes ; la félicité présidétoujours à l’union conjugale, l’autorité pater-nelle est respectée comme une chose sacrée,l’infidélité de l’épouse est presque inconnue , ledivorce peu commun, et la mendicité et le volsont très-rares. Enfin, une des qualités qui dis-tinguent le plus cette population, est l’humanitéet la compassion pour les maux d’autrui (i).

(i) 200,000 dollars furent le produit d'une seul*

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