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Additions à la connaissance des temps, 1853
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prime dans le Journal de M. Liouville (*). Comme je lai remarqué,cette méthode offre de nombreux avantages, qui permettent darriverpromptement et sûrement aux développements cherchés. En effet, ellesubstitue à la recherche des divers termes du développement de lunequelconque des quantités variables, la recherche dune certaine espècede différences finies de divers ordres, représentées par des fonctionslinéaires des valeurs observées de la variable, ou des différences déjàcalculées. Or ces fonctions linéaires sont faciles à former, attendu quedans chacune delles chaque coeflicient se réduit, au signe près, à lu-nité; et, dailleurs, elles sont précisément celles qui offrent les moindreschances derreurs possibles. Ce nest pas tout; la méthode dont il sagitpeut faire concourir à la solution du problème un nombre quelconquedobservations dont les résultats sont combinés entre eux par voie dad-dition et de soustraction seulement; et le calcul, loin de se compliquer,tandis que lon avance, devient dautant plus simple, quil est appliqué àla recherche de différences finies dun ordre plus élevé. Ajoutons que laméthode, fournissant elle-même la preuve delà justesse des opérationseffectuées, ne permet pas au calculateur de commettre la faute la pluslégère, sans quil sen aperçoive presque immédiatement, et que le calculsarrête de lui-même à linstant lon atteint le degré dexactitude auquelon pouvait espérer de parvenir. Remarquons, enfin , que les divers termesdes développements cherchés peuvent être aisément déduits des diffé-rences finies dont nous venons de parler, et de la détermination de cer-tains nombres dont les valeurs dépendent uniquement des époques aux-quelles les observations ont été faites. Si le .calculateur connaît cesépoques sans connaître les observations elles-mêmes, il peut immédiate-ment calculer les nombres dont il sagit, et achever ainsi, chose singu-lière, la partie la plus laborieuse de tout son calcul.

» Les premiers termes des développements des variables étant calculés,i comme on vient de le dire, et déduits dobservations dont je supposerai. le nombre égal ou supérieur à quatre , on connaîtra les dérivées des trois

> premiers ordres de chaque quantité variable, différentiée par rapport au

> temps, ou plutôt leurs valeurs correspondantes à lépoque donnée, et il» ne restera plus quà substituer ces valeurs dans des formules simples des-» quelles on puisse aisément tirer les éléments de lorbite avec les distancesu qui séparent le Soleil et la Terre de lastre observé. Remarquons, dail-

() Tome II, 1837 , page ig3-ao5. Ce Mémoire important se trouve encore reproduità tj fin des Leçons du Calcul différentiel et du Calcul intégral, tome 1, Calcul différentiel,de .M. labbé Moigno. .

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